Quel avenir pour la presqu'ile de Giens ?

De 2005 à 2014 : statu quo

A l’occasion de la nouvelle année 2005, Var Matin a consacré une page entière à une interview du Maire de Hyères, M. Léopold Ritondale, dans laquelle celui-ci a exposé ses projets pour la commune et ses principales préoccupations.

Un lecteur Hyérois a trouvé que cet exposé reflétait insuffisamment certains problèmes de la commune et a adressé à Var Matin le courrier suivant, publié dans le journal du 11 janvier :
DANS QUELLE VILLE VIVONS- NOUS ?
" J'ai lu attentivement la page entière d'interview que vous a accordé le Maire de Hyères. Après l'avoir lue, je me suis demandé si lui et moi habitions bien la même ville.

 Après avoir parcouru la France dans tous les sens, ,j'ai choisi de m'installer définitivement dans cette ville, certes pour son climat, mais aussi pour la grande variété d'activités qu'on peut y pratiquer, pour la voile, pour le motonautisme, pour les plages, pour les plongées, pour les promenades à pied et en vélo, pour les oiseaux, et j'en passe. J'apprécie particulièrement que la commune reste animée l'hiver, contrairement à d'autres communes de la Côte varoise et de la Côte d'azur, que des centaines de visiteurs se pressent sur la Route du Sel en plein mois de Décembre, que des planchistes et des dériveurs continuent à naviguer à la Bergerie en Janvier, que vélos et patineurs sortent au moindre rayon de soleil, que beaucoup de commerces restent ouverts et qu'on y soit bien accueilli.

 Je reconnais que l'avenue Joseph Clotis et le sort de l'immeuble de la Banque de France me laissent très indifférent (j'y vais le moins souvent possible : on a du mal à se garer et la largeur des emplacements du parking Gambetta est telle qu'on s'y fait souvent rayer sa voiture).

 Je suis plus préoccupé de la disparition des lieux conviviaux qu'étaient les restaurants de plage, de l'encombrement des ports, des entraves mises à la circulation sur le sentier littoral, des nuisances sonores de l'aéroport et de la pollution des avions, des risques de grippe aviaire transportée par les migrateurs.

 Pas grand chose de tout cela dans les propos de notre Maire.  On ne croirait pas se trouver dans une ville touristique de Méditerranée, mais dans n'importe quelle ville banale de province ou de banlieue. On trouve dans ces propos des soucis de bonne gestion municipale très honorables, mais aucun souffle qui permettrait d'exploiter les possibilités extraordinaires que possède notre commune. C'est sûrement bien de mettre de belles fleurs sur la voie Olbia, mais je crains que la plupart des touristes qui fréquentent la presqu'île n'y passent que pour arriver et repartir. Ne parlons pas de l'avenue Joseph Clotis, qui, contrairement à ce qu'a l'air de penser la municipalité, n'est pas le centre du monde. Ces touristes préfèreraient peut être moins d'étalages de poubelles, moins de stockages sauvages de bateaux et de caravanes, des parkings qui ne ressemblent pas à des terrains vagues, des sentiers littoraux balisés et surtout sans interruption, des capacités de stationnement à proximité de la gare, qui permettraient à tous de profiter des commerces de ce quartier, que bien des villes nous envieraient.

 Finalement le Hyères de M. le Maire et le mien n'ont qu' un point important en commun : le plateau de Costebelle. Hélas, j'y vois un poumon vert pour l'agglomération, lui y voit un terrain à bétonner. Tout est dit!!"

La réponse de L.Ritondale et la suite de cette polémique sont désormais à ranger aux oubliettes, Leopold Ritondale étant décédé, mais l'ensemble du problème subsiste;


La municipalité élue en 2008 n'a pas su élargir son champ de vision au delà de l'avenue Gambetta et de l'avenue Joseph Clotis et ne s'est pas beaucoup occupée de ce qui fait la vraie richesse d'Hyères, à savoir son patrimoine naturel et culturel exceptionnel.

Hélas le bilan de la mandature J.Politi a, lui aussi été très mitigé: 

    - 3,2 millions d'euros (ou plus) ont été dépensés pour réaménager l'avenue de la Mairie, notamment en y installant des jets d'eau, d'ailleurs régulièrement en panne.
    - l'école d'infirmières prévue à grand tapage s'est faite ....à la Garde ,
    - le centre d'apprentissage de Giens a fermé pour cause de renouvellement de bail. Il devait s'installer  dans la zone du Roubaud, près de la gare. En fait, il a déménagé pour  la Seyne. On ne peut pas financer à la fois les jets d'eau et le nouveau centre !!
       - la place Joffre a été sournoisement désaffectée et vendue à un promoteur, pour y construire une résidence de luxe . 
    - pendant ce temps, rien n'a été fait pour Giens, sauf des parlotes, le sentier du littoral, toujours interrompu en partie depuis 2001, la route du sel, toujours submergée en partie les jours de mistral, etc, etc....

Par contre, J.Politi a lançé une étude pour le classement en Grand Site de la commune. Certains  résultats de cette étude reviennent à démolir tout ce qui a été saboté dans cette commune depuis 40 ans et refaire comme il aurait fallu !!! Malheureusement, ce qui est construit est construit et bien difficile à démolir et reconstruire ailleurs. Entre autre curiosité, cette étude oublie de mentionner qu'il y a un aéroport militaire en plein milieu du site, ce qui est un déni de réalité plutôt inquiétant. On voit mal par exemple les Rafales s'entrainer au dessus du Mont Saint Michel, comme ils le font à Hyères. Pour la route du sel, le rapport préconise courageusement  de faire faire une étude.  Voir ci joint le cas de la route du sel.

Mandature J.P.Giran:
Au cours de sa campagne électorale J.P.Giran avait pris des positions assez avancées en annonçant son intention de ne pas laisser aller.Ces intentions ont fini par prendre forme et aboutir à un vaste programme d'améliorations, certaines mineures, d'autres de grande envergure, dont la somme devrait transformer toute la presqu'île (voir ci contre). Notamment, la question de la route du sel devrait aboutir sous peu à d'importants travaux et le port peu attrayant de la Tour Fondue revalorisé. Ce départ vers une ile d'or va être mieux dans la note !

Opération Grand site

plan Hyères 2050

Ce n'est pas un nouveau James Bond, c'est un projet lançé par J.Politi pour faire classer la presqu'ile de Giens comme Grand Site.

Une couteuse étude a été réalisée sur le sujet. Elle est visible sur le site http://issuu.com

Elle comprenait un certain nombre de bonnes propositions, mais elles se présentaient  pour beaucoup  comme irréalisables, ne serait ce que pour des raisons budgétaires.

Elle comportait de grosses lacunes : pas de solution pour la route du sel, déni total quant à la présence de l'aéroport militaire, de ses hélicoptères, de ses Rafales, de sa pollution et de ses survols à basse altitude.

Une multitude de commissions ont été créées et ont émis une quantité impressionnante de papiers où le mot requalification était présent à toutes les lignes.

Plusieurs propositions étaient intéressantes, mais la plupart sous entendaient qu'on réduise la circulation automobile et  qu'on supprime des stationnements.

Cependant, en 2019, le projet a pris une autre tournure, car la municipalité Giran a réussi à extraire de ce projet assez flou dans les détails un certain nombre d'actions concrètes et à les faire accepter par la commission supérieure des sites, ce qui marque le lancement effectif  de ces actions . Vous trouverez ici le programme détaillé de ces actions.

Une nouvelle ère s'ouvre pour la presqu'île, avec la lutte contre l'érosion à l'Almanarre et la requalification de paysages bien massacrés depuis des années.








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