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Voilà les premiers sujets abordés dans ce blog :

   - le carnage des restaurants de plage (tout un roman à lui tout seul !!)

   - quel avenir pour la presqu’île?, ou comment notre Maire répond à ses contradicteurs, baïllonnette au canon.

   - le bruit des hélicoptères de la Base Aéronavale

   - le sentier littoral, ou comment appliquer la loi littoral "à la Varoise", c'est à dire sans brusquer personne

    - les endroits qui font honte à Hyères, avec un premier envoi de photos du Roubaud

                                                                                                                                                                                     Ce Blog est ouvert à tous ceux qui souhaitent réagir aux situations rencontrées dans notre belle ville de Hyères les Palmiers, sur la presqu'île de Giens, d’un salin à l’autre, d’une plage à l’autre, d’une municipalité à ses opposants

Vous pouvez nous faire parvenir vos commentaires, qu’ils soient positifs ou négatifs, sur notre e mail: laroutedusel@gmail.com

Premier sujet de taille, offert gracieusement par la municipalité :

Le carnage des restaurants de plage, ou comment saboter l’accueil fait aux touristes et empoisonner la vie des Hyérois qui préfèrent déjeuner sur les plages face aux Iles d’or, plutot qu’avenue des Iles d’or, comme certains.


Cette histoire commence par la fin des concessions de plage et la mise en concurrence des plagistes, dont certains sont installés depuis quinze ans au même emplacement. Rien que de très normal de faire jouer la libre concurrence, en se réservant la possibilité d’éliminer les plagistes et les restaurateurs dont le service n’a pas été à la hauteur.

Dès le début, ça se présente mal. La municipalité d’Hyères, dont la rapidité de réaction n’est pas la principale qualité, commence par s’y prendre trop tard et elle doit prolonger d’un an les concessions, faute d’ avoir réagi dans des délais normaux. Tant pis pour les adjudicataires qui avaient tablé sur une décision en 2004, ils n’ont eu qu’à manger des sandwiches en attendant le bon vouloir de nos édiles.


Ensuite, la municipalité fait du zèle en concoctant un cahier des charges fait pour faire plaisir aux bureaucrates parisiens, pour lesquels l’été commence avec les vacances de bobonne et finit avec celles des gamins. Plusieurs nouveautés sont ajoutées au cahier des charges, notamment :

- ouverture seulement une partie de l’année,

- horaires d’ouverture dans la journée réduits fortement,

- redevance à la Mairie multipliée par dix ou vingt.

Résultat : les meilleurs professionnels en place ( Côté Mer, Café Plage, Sumar, Zone Bleue ) et quelques autres, refusent de soumissionner, estimant que les contraintes qui leur sont imposées sont incompatibles avec une exploitation normale des restaurants.

En effet, la fermeture hivernale les empêche de conserver leurs équipes toute l’année (plus de cinquante personnes ont perdu leur emploi à cause de cette décision).

La fermeture des restaurants le soir les prive d’une part importante de leur recettes,  et la taxation supplémentaire introduite par la mairie,  même s’ils en répercutent une partie sur leurs tarifs, constitue un handicap supplémentaire.

Parvenus à ce point, des gens respectueux de l’intérêt général se seraient posés des questions et auraient cherché un dialogue pour essayer de comprendre pourquoi des professionnels bien installés sur Hyères, certains depuis quinze ans, se préparaient à tirer un trait sur des années de travail, sur leurs clients, sur leurs salariés.

On aurait peut-être pu trouver des compromis qui, tout en respectant la réglementation nouvelle, auraient permis de sauvegarder l’essentiel.

C’EST QUOI, AU FAIT, L’ESSENTIEL?

Est-ce que ce ne serait pas que les habitants d’Hyères puissent profiter de leurs plages et de leurs sites, que les touristes ne soient pas réduits au sandwich grignoté sur le sable, que les plages disposent de quelques toilettes et de quelques douches (rappelons qu’au 15 mai, il y avait une douche et un wc pour toute la plage de la Bergerie et RIEN sur toute la plage de l’Almanarre, fréquentée par plusieurs centaines de personnes pendant les week-end de Pâques et de Mai).

De fait, plutôt que de réfléchir à l’intérêt général et de rechercher des solutions via un dialogue avec les professionnels les plus sérieux, la municipalité s’est raidie sur ses solutions, ou plutot son absence de solutions.

Première conséquence :

Les meilleurs professionnels, Café Plage, Côté Mer, le Sumar, Zone Bleue, ne soumissionnent pas et s’en vont à la date fixée par la municipalité, laissant la place à des candidats qui ont tout à prouver.

 Seule la sympathique équipe de Ponta Pora se porte à nouveau candidate.

 Les propriétaires de Zone Bleue (qui ont été condamnées en justice pour construction illégale il y a quelques années), décident de rendre les lieux dans l’état où elles l’ont trouvé, c’est à dire démolissent tout,  y compris la dalle, ce qui rendra très problématique une reconstruction.

 Voilà ce qui fut Zone Bleue, où je buvais le petit café du matin, après mon footing :

Le massacre de Zone Bleue

Voilà aussi 15 ans de travail pour une équipe qui n’a peut être pas bétonné son dossier sur le plan juridique, mais qui a  sérieusement mouillé la chemise  pendant ces 15 ans (sûrement plus que les fonctionnaires de la Mairie en charge du dossier).
 

Deuxième conséquence :

Une fois les plagistes partis, comme aucune mesure de protection n’a été prise par la municipalité, les vandales s’en donnent à coeur joie, brisent les vitres, pillent les tables et les chaises laissées sur place, cassent tout ce qui peut se casser. Le tout se fait sans aucune réaction de la Mairie, qui attend plusieurs semaines avant de poser des protections. Rétrospectivement, on peut se demander si cette inertie n’était pas voulue, les vandales servant les projets de la municipalité.

Troisième conséquence:

Ayant découragé les plagistes sérieux, ayant laissé les vandales démolir à moitié les batiments restants, la municipalité décide de finir le travail elle-même et  de ne pas attribuer la plupart des lots de la Bergerie et de l’Almanarre, y compris Ponta Pora, établissement pourtant tenu par une équipe jeune et dynamique, d’un excellent rapport qualité/prix.

A la rentrée, la municipalité pourra toujours convoquer des commissions Théodule pour essayer de comprendre pourquoi le chiffre d’affaires des commerces liés au tourisme est en baisse.Sans aucune structure d’accueil, il restera aux touristes à manger leur sandwich, et à nous laisser leurs papiers gras en échange de notre hospitalité.

Question subsidiaire : pourquoi avoir obligé à fermer Côté Mer et Café Plage, qui étaient au Ceinturon en dehors du domaine maritime, donc dans la même situation que les restaurants du Mourillon, qui, eux, restent ouverts toute
l’année ???

Maintenant, honneur aux nouveaux concessionnaires, nous verrons bien s’ils sont meilleurs que les anciens.

En attendant que tous rouvrent, on peut déja dire que les Salinas jouent la continuité : les tarifs étaient prohibitifs dans l’ancien emplacement, ils sont toujours prohibitifs dans le nouveau : 12 euros pour une endive coupée en rondelles et accompagnée de huit crevettes abusivement baptisées langoustines. Pour ce prix, vous avez le meilleur plat du Robinson ou du Tocco.

C’est encore le client qui paiera la politique d’attribution des lots !!!

DERNIER REBONDISSEMENT! :

La municipalité, qui se débrouille décidément comme un pied, a perdu au Tribunal administratif le droit de reconstruire des locaux à l’emplacement de ceux qu’elle avait démoli cet hiver, sous des prétextes qui ne tiennent pas la route.

Il n’y aura donc plus de restaurants de plage à Hyères, en dehors de ceux du Ceinturon et de la cabane du Salinas.

Quel beau progrès pour la promotion de la ville ! Décidémment, les gens qui s’occupent du tourisme à la Mairie ont partie liée avec les vendeurs de sandwich à la sauvette.

Alors que la presqu’île a des atouts superbes à faire valoir.

Quelle belle contribution à la défense de l’emploi, avec plusieurs dizaines d’emplois détruits !!!

Sans oublier les gémissements quand on se demandera pourquoi une certaine clientèle, celle qui aime son confort et qui a les moyens  de se le payer, déserte Hyères au profit d'autres stations, plus chères, mais plus avenantes. On se posera  les questions, toujours les mêmes, de savoir pourquoi le touriste Hyérois dépense moins.

Avec le recul, on voit bien en 2008 que les choix faits par la municipalité ont été désastreux. 

Au Ceinturon, les jeunes ambitieux mais non professionnels du Day se sont plantés, laissant un établissement fermé en plein milieu de la plage. Plus sérieux et malgré les améliorations qu'il a apporté au cadre, le repreneur de Café Plage rame à se maintenir à flot, avec de grosses difficultés à conserver un personnel qui accepte de ne travailler que les week ends 9 mois de l'année. Il a aussi du remonter fortement ses prix pour compenser toutes les charges qu'il subit. C'est le consommateur qui paie!!

Aux Salins, l'ex Nulle part ailleurs est fermé, les batiments à l'abandon, prèts pour le tournage d'un film d'horreur.

Sur la route du sel, à l'Almanarre, Zone Bleue et  Sun plage sont démolis irrémédiablement et on ne voit pas comment  quelque chose pourrait être reconstruit.  Cela devrait faire les affaires du Robinson et de la buvette du Funboard Center, ce n'est même pas le cas, les clients sont partis ailleurs, tout simplement.

Sur la plage de la Bergerie, il ne subsiste plus que Ashkelon plage et le Paddock, dont la cuisine n'est pas faite pour allécher le touriste. De plus, ces deux établissements ouvrent tard en saison et ferment tôt, et ne contribuent pas à l'élargissement de la saison souhaité de toutes parts. Ajoutons qu'en période de fermeture, ils laissent les lieux dans un état inadmissible d'abandon, barrières de chantier pour l'un, parasols déchirés pour l'autre. Disparus et non remplaçés: les Pieds dans l'eau, les Sunlights, le Sumar, le Ponta Pora, dont la municipalité a cassé les constructions. Comme par ailleurs, la municipalité a perdu au Tribunal administratif contre une association écologiste et qu'elle n' a pas réussi à mettre sur pied un nouveau PLU, le redémarrage de nouveaux établissements n'est pas pour demain. Rappelons que la loi littoral autorise 20 % de plages privées, ainsi que la construction quand elle est dans la continuité de l'existant. A la Bergerie, on est à moins de 5 % d'occupation et il y a des emplacements dans la continuité de l'existant et n'empiétant pas sur la plage. Alors ???


Espérons que la nouvelle municipalité sera moins branquignol que l'ancienne sur ce sujet.

 

Quel   avenir pour la presqu’île ?

 

A l’occasion de la nouvelle année, Var Matin a consacré une page entière à une interview du Maire de Hyères, M. Léopold Ritondale, dans laquelle celui-ci a exposé ses projets pour la commune et ses principales préoccupations.

Un lecteur Hyérois a trouvé que cet exposé reflétait insuffisamment certains problèmes de la commune et a adressé à Var Matin le courrier suivant, publié dans le journal du 11 janvier :


DANS QUELLE VILLE VIVONS- NOUS ?

 J'ai lu attentivement la page entière d'interview que vous a accordé le Maire de Hyères. Après l'avoir lue, je me suis demandé si lui et moi habitions bien la même ville.

 Après avoir parcouru la France dans tous les sens, ,j'ai choisi de m'installer définitivement dans cette ville, certes pour son climat, mais aussi pour la grande variété d'activités qu'on peut y pratiquer, pour la voile, pour le motonautisme, pour les plages, pour les plongées, pour les promenades à pied et en vélo, pour les oiseaux, et j'en passe. J'apprécie particulièrement que la commune reste animée l'hiver, contrairement à d'autres communes de la Côte varoise et de la Côte d'azur, que des centaines de visiteurs se pressent sur la Route du Sel en plein mois de Décembre, que des planchistes et des dériveurs continuent à naviguer à la Bergerie en Janvier, que vélos et patineurs sortent au moindre rayon de soleil, que beaucoup de commerces restent ouverts et qu'on y soit bien accueilli.

Je reconnais que l'avenue Joseph Clotis et le sort de l'immeuble de la Banque de France me laissent très indifférent (j'y vais le moins souvent possible : on a du mal à se garer et la largeur des emplacements du parking Gambetta est telle qu'on s'y fait souvent rayer sa voiture).

 Je suis plus préoccupé de la disparition des lieux conviviaux qu'étaient les restaurants de plage, de l'encombrement des ports, des entraves mises à la circulation sur le sentier littoral, des nuisances sonores de l'aéroport et de la pollution des avions, des risques de grippe aviaire transportée par les migrateurs.

Pas grand chose de tout cela dans les propos de notre Maire.

 On ne croirait pas se trouver dans une ville touristique de Méditerranée, mais dans n'importe quelle ville banale de province ou de banlieue. On trouve dans ces propos des soucis de bonne gestion municipale très honorables, mais aucun souffle qui permettrait d'exploiter les possibilités extraordinaires que possède notre commune. C'est sûrement bien de mettre de belles fleurs sur la voie Olbia, mais je crains que la plupart des touristes qui fréquentent la presqu'île n'y passent que pour arriver et repartir. Ne parlons pas de l'avenue Joseph Clotis, qui, contrairement à ce qu'a l'air de penser la municipalité, n'est pas le centre du monde. Ces touristes préfèreraient peut être moins d'étalages de poubelles, moins de stockages sauvages de bateaux et de caravanes, des parkings qui ne ressemblent pas à des terrains vagues, des sentiers littoraux balisés et surtout sans interruption, des capacités de stationnement à proximité de la gare, qui permettraient à tous de profiter des commerces de ce quartier, que bien des villes nous envieraient.

 Finalement le Hyères de M. le Maire et le mien n'ont qu' un point important en commun : le plateau de Costebelle. Hélas, j'y vois un poumon vert pour l'agglomération, lui y voit un terrain à bétonner. Tout est dit!!


La suite de cette polémique est désormais à ranger aux oubliettes, Leopold Ritondale étant décédé.

Nous espérons que son successeur saura élargir son champ de vision au delà de l'avenue Gambetta et de l'avenue Joseph Clotis et s'occupera un peu plus de ce qui fait la vraie richesse d'Hyères, à savoir son patrimoine naturel.

Ce n'est pas évident, car la campagne des municipales a montré que beaucoup de candidats, toutes listes confondues, ignoraient une grande partie de ce qui se passe en dehors de leur quartier. Donnons à la nouvelle équipe la chance de faire mieux que l'ancienne, bien que beaucoup de membres soient des anciens .